Partenaire du 12e Printemps des poètes, dédié à la « couleur femme », SNCF vous a invité au festival de poésies à écouter, à lire, à offrir et à écrire !
Découvrez dés aujourd'hui les gagnants du concours de poème 2010 !
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Poèmes gagnants :
Si jolie quand vous dormez,
Si sexy sous vos rondeurs,
Je vous regardais rêver
Dans ce wagon voyageur.
Votre corps était lové
Comme une œuvre de sculpteur
Qui eut voulu mélanger
L'érotisme et la pudeur.
J'avais très envie d'humer
De vos cheveux les senteurs,
M'approcher pour effleurer
Vos joues d'un doigt cajoleur.
Mais comment vous proposer
Même avec de la douceur,
Mes genoux comme oreiller,
Sans passer pour un dragueur ?
Réveillée pour présenter
Votre titre au contrôleur,
Je vous ai vue fusiller
De vos yeux l'enquiquineur.
Vous m'avez abandonné
A mon sort d'admirateur
En oubliant d'emporter
Votre charme ravageur.
Je l'ai retrouvée tout au fond du train, assise par terre, plongée dans un livre, juste avant l'arrêt de Massy. Je lui ai remis ce poème encore chaud, sur un papier plié en quatre et "oublié sur votre siège". Elle a levé vers moi des yeux incrédules, m'a remercié sans me sourire. Je l'ai quittée avant qu'elle le lise.
Ulysse ENVERS
Chacun a son explication, chacun a son interprétation
Voyager, c'est dans la tête, imaginer sans se prendre la tête
C'est dans la tête, partir quelques instants
En esprit, loin de son écran
C'est prendre un train et voir les siens
C'est s'évader pour éviter les jours passés
C'est parfois être obligé pour aller travailler
Mais pendant ces voyages, nous avons le choix
Nous pouvons attendre l'arrivée, dans nos pensées
Ou apprendre à communiquer et partager
Partager de son sourire et se découvrir
Mais il y a certains voyages
Dont les gens ne reviennent jamais...
Soany DREYER
Bourlinguer,
Prendre le train.
Sillonner les mers,
Survoler la terre,
Franchir les frontières,
Se perdre dans le désert :
Autant de façons d’assouvir
Sa soif d’aventure,
Autant de façons de découvrir
Le monde sous toutes ses coutures.
Iles paradisiaques,
Jungle vert opaque,
Capitales historiques,
Paysages nordiques :
Quelle destination choisir,
Quel catalogue ouvrir ?
Gavés de photos et reportages vidéo, blasés,
Comment ne pas être déçu par la réalité ?
Un endroit existe pourtant,
Pas très loin étonnamment.
Au bout de la rue,
A l’étage du dessus,
Il existe toujours quelqu’un
A qui tendre la main.
Un enfant, parent ou voisin,
Espérant juste croiser un regard,
En quête d’affection ou dans le besoin.
Mon guide à moi est un vieillard.
Sans train ni bateau,
Ni avion, ni chameau,
Il m’invite dans ses souvenirs
Avec chaque fois la même soif de repartir.
Ma compagnie l’aide au présent
Pendant que je remonte le fil du temps.
Il n’est de plus beau voyage
Que celui du partage.
Faire un pas vers l’autre
Est un voyage unique,
Différent à tout autre,
Inestimable et authentique.
Sylvie LE BOUC
Une p’tite envie, une fantaisie,
De bon matin, j'attrape un train,
Prendre du bon temps, voir du pays,
Revenir tard, d'un lieu lointain.
Finalement, je bosse demain,
Un petit tour et puis revient,
Depuis mon lit, quel beau voyage,
Un très beau rêve, gavé d'images.
Edouard GUITARD
De l’entrain, il y en a et déjà, nous quittons la gare.
Ne cherchez pas les quatrains, ce ne sera que prose.
Les premiers bâtiments se découvrent à nous par la fenêtre,
Comme sorti d’un tunnel, la lumière du jour envahie le wagon.
Je continue d’écrire, on prend de la vitesse, petit à petit.
C’est comme l’inspiration, elle aussi déroule sa voie.
Les premiers paysages, les prémices de nos campagnes,
Les premières images de derrière nos vitres apparaissent,
Les bâtisses changent, la verdure colore ma vision,
Mon encre reste bleue et mon image se reflète.
Je suis un instant le poète pris en pose, a écrire.
Nous allons de plus en plus vite, mes pensées suivent
Le balancement des trolleys et la saccades des rails,
Rythment la cadence de mes écris et puisent mon énergie.
Ainsi somnole le voyageur au bruit du rail
Ou bien s’éveille le rêveur aux images sous vitrail.
L’heure du départ à été donnée, mais le temps est passé,
Celui du prochain arrêt n’a pas encore sonné.
L’écriture suit son cour et se profile d’horizon en horizon,
Elle donne libre court à toute intuition.
…billet s’il vous plait…
Il me plait,
De voir tant d’image, quitte à en payer le prix,
J’aimerais que la poésie de ce voyage, resta a jamais écrite
Au fronton de ma gare, celle de mon esprit,
...
D’où partes et viennes des rames d’idées farfelues,
Tel que celles que l’homme pourrait aller plus vite que sa charrue.
Pascal DUGAST
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